Quels sont les freins à l’expression du leadership et les conséquences émotionnelles

Publié par Bernard Guévorts le

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Être capable d’exprimer son leadership, c’est-à-dire être capable d’influencer son environnement, de convaincre et de motiver ses collaborateurs et ses clients est devenu pour beaucoup de personnes un point d’attention.

Les freins à l’expression de notre leadership surviennent lorsque nous sommes limités dans notre capacité de relations et d’influence avec les autres ou que certaines difficultés nous empêchent d’agir comme nous le voudrions. Cela crée des frustrations importantes.

Nous l’avons exploré à l’aide de 4 sondages différents.

Dans mes formations, je constate très régulièrement les mêmes difficultés qui réapparaissent chez la plupart des personnes (managers, commerciaux, équipe de collaborateurs).

Elles concernent l’affirmation de soi, la confiance en soi, les difficultés à s’exprimer en public ou en face to face, la gestion des conflits.

Ce sont des compétences du leadership (pour en savoir plus, voir : Qu’est-ce que le leadership).

Depuis plusieurs années, mon activité professionnelle m’a amené à développer le leadership de managers d’entreprises et cela dans divers secteurs économiques (surtout en Afrique, ces 10 dernières années).

A côté de cela, j’enseigne le développement personnel et le leadership pour des étudiants de Master 2 et de MBA (Douala, Cameroun). A cela s’ajoute les conférences et ateliers pour particuliers, étudiants ou professionnels.

Sans oublier que, moi-même, à la suite de mon évolution personnelle et professionnelle, j’ai dû développer des compétences et des qualités que je ne possédais pas et qui sont toujours en évolution.

Le développement personnel est devenu indispensable dans un monde qui change très vite et où les qualités humaines sont de plus en plus indispensables à côté des compétences techniques.

Je me pose donc souvent des questions par rapport à cela, pour voir comment je peux apporter des solutions, aussi bien dans mes formations en présentiel et en ligne que dans mes articles et vidéos.

  • Quelles sont les difficultés à exprimer son leadership ?
  • Dans quelles situations cela pose-t-il un problème ?
  • Quelles frustrations et émotions cela provoque-t-il ?
  • Comment aider à exprimer son leadership ?
  • Quelles solutions apporter pour cela ?
  • Sous quelles formes ?
  • Etc.

Pour en savoir plus et découvrir certaines pistes, j’ai mené 4 sondages différents sur le leadership et son expression depuis deux ans.

Ces sondages ont été porté à la connaissance du public en utilisant la newsletter du blog de Bernard et des publications sur les réseaux Facebook et LinkedIn.

Historique des sondages

J’ai effectué un premier sondage en novembre 2017, centré surtout sur la prise de parole et ses difficultés. Il y avait 13 questions.

J’ai constaté que peu de personnes prenaient le temps d’y répondre (18%). J’ai donc retravaillé et centré les questions sur le leadership et ses difficultés d’expression. J’ai réduit le nombre de question à 8.

Le deuxième sondage (décembre 2017) a malgré tout été un échec total, sans doute à cause d’une mauvaise page d’accueil (voir ci-dessous).

Là aussi j’ai amélioré les éléments dans le troisième sondage (mars 2018) qui a été un peu plus efficace. J’ai enfin trouvé une formule plus efficace pour le quatrième sondage (juin 2019) en le rendant nominatif et avec un cadeau pour ceux qui le font jusqu’au bout.

Les titres des sondages

  1. Content de votre influence ?
  2. Développer son charisme et son leadership
  3. Exprimer son leadership
  4. Développer mon leadership

Pour l’ensemble de ces sondages, il y a eu 310 participants qui sont venus sur la page d’accueil. Sur ce nombre et pour chaque sondage, une partie seulement ont répondu aux questions ou à une partie des questions.

Les chiffres de participation et de réponses

Description des 4 sondages

Description technique des sondages

Les trois premiers sondages étaient anonymes. Les participants pouvaient laisser leur adresse mail à la fin, pour recevoir un livre, non précisé. Le quatrième sondage demandait dès l’entrée les coordonnées des participants et montrait le livre qu’ils allaient recevoir.

Les très mauvais résultats du deuxième sondage sont peut-être explicables par le contraste entre l’illustration (la même que lors du premier sondage), et le texte légèrement modifié (voir ci-dessous). La proposition n’a peut-être pas été prise au sérieux ?

Page d'accueil du sondage numéro 2

Page d’accueil du sondage numéro 2

Pour le troisième sondage, l’illustration a été changée. Les questions du texte ont été légèrement modifiées pour être plus tournées vers la personne. Le taux de réponse reste néanmoins bas. Le cadeau n’est pas mis véritablement en valeur.

Page d'accueil du troisième sondage

Page d’accueil du troisième sondage

Pour le dernier sondage, il a été d’emblée nominatif et l’illustration est la couverture de l’e-Book donné pour ceux qui répondent. Le texte est similaire.

Page d'accueil du quatrième sondage

Page d’accueil du quatrième sondage

Les questions posées :

Pour la présentation des résultats, nous avons repris 7 questions similaires à l’ensemble des sondages. La formulation de la question n’était pas à chaque fois la même, mais sur le fond, la recherche était la même. Je reprends ci-dessous, les formulations des deux derniers sondages pour lesquels il y a eu le plus de réponses.

  1. Par rapport à l’expression de votre leadership et de votre confiance en vous, quelles sont les situations que vous redoutez le plus ?
  2. Quelles sont vos plus grosses frustrations par rapport à ces difficultés ?
  3. Quelles sont les émotions que vous ressentez dans les moments difficiles décrits plus hauts ?
  4. Quelles autres émotions éventuelles ressentez-vous ? Précisez aussi si c’est vis-à-vis de vous ou des autres.
  5. Quels symptômes physiques présentez-vous éventuellement ?
  6. Comment voyez-vous la solution idéale à vos difficultés ?
  7. Que vous apporterait la solution à vos difficultés si elles disparaissaient totalement ? Qu’est-ce que cela changerait dans votre vie ?

Population :

Les personnes qui ont répondu au sondage l’ont fait en fonction de leurs caractéristiques et situations personnelles. Il y avait des étudiants, des employés, des personnes sans emploi, des managers, des hommes et des femmes. Les réponses sont donc aussi bien exprimées par rapport au cadre professionnel que pour le cadre privé.

Les résultats

Par rapport à l’expression de votre leadership et de votre confiance en vous, quelles sont les situations que vous redoutez le plus ?

(81 réponses individuelles).

Les réponses peuvent être classées en plusieurs catégories. Certaines personnes parlent de plusieurs situations appartenant à plusieurs catégories. Quelques catégories sont citées plus souvent. Plusieurs situations citées une ou deux fois peuvent être regroupées sous des catégories parapluies.

Catégories des situations difficiles pour exprimer son leadership

Catégories des situations difficiles pour exprimer son leadership (question 1)

Verbatims sélectionnés

  • Je vends mes créations (logiciels) et je supporte mal la critique de mes « bébés ». Je redoute ces situations car je le prends personnellement.
  • Je redoute le plus souvent le manque d’adhésion des autres soit du fait d’un manque de compréhension soit du fait d’une opposition simple.
  • Les situations dans lesquelles je me retrouve en position de faiblesse par manque d’information ou détenant une mauvaise information.
  • La pire situation qui me soit arrivée est l’intervention de mon supérieur hiérarchique, à ma demande, lors d’une session de clôture d’une semaine de travail, et dont les propos ont failli m’ébranler, devant mes auditeurs, médusés, parce qu’il laissait entendre à peu près clairement que j’étais un piètre animateur (lui aurait souhaité que je fasse du rentre dedans), tandis que mon équipe me louait pour ma qualité d’écoute, de dialogue, de conciliations, de partage, de mise en commun, de remise à plat des situations difficiles que nous rencontrions, de la recherche de la solution la plus équilibrée, etc. Arrivé deux ans plus tard au terme de ma carrière, que j’aurais bien prolongée de 3 ans, j’ai décidé de quitter non pas mon entreprise, ni mon poste, mais bien mon chef.
  • Parler bien en public est une situation très complexe pour moi. Comment s’y prendre pour captiver son auditoire est quelque chose de compliqué pour moi.
  • La contradiction en public, le fait que mon idée ne puisse recueillir l’assentiment de tous… Et cette peur m’empêche souvent de m’exprimer en public ou de prendre la parole.
  • Je fais un blocage sur les règles, je recherche la perfection, je ne supporte pas le mensonge et je suis exigeant avec moi-même et ma partenaire.
  • Je redoute régulièrement de ne pas être à la hauteur des attentes de mon avis. À savoir ma présentation n’est pas claire. Mes idées ne sont pas assez développées.
  • J’ai des difficultés à exprimer mes propres souhaits que ce soit dans la vie professionnelle ou privée je me mets toujours à tourner autour du pot quand on me demande ce que je veux.
  • Défendre mon point de vue face à ma hiérarchie sur un sujet qui engage mon éthique.
  • Parfois je doute de pouvoir susciter de l’émotion chez mes interlocuteurs, parfois j’ai le sentiment en tant que manager de ne pas avoir été aussi pertinent que je le souhaitais.
  • De façon générale, au cours de débats en réunion professionnelle ou même en privé, j’ai très souvent le sentiment, a posteriori, de n’avoir pas dit tout ce que j’aurai pu ou dû dire. De façon que généralement je me refais la discussion tout seul en me disant “tu aurais pu dire ci ou tu aurais dû dire ça, mais pourquoi diantre cela ne m’est pas venu à l’idée au cours du débat ?”.
  • Actuellement ma plus grande difficulté est de bien gérer mon discours quand je fais une vidéo. Face à une personne je sais quoi dire, mais quand je suis seule face à ma caméra c’est plus difficile car je n’ai pas le rapport émotionnel avec l’autre. J’ai peur d’être trop longue, de ne pas dire l’essentiel et ça me demande une préparation qui finalement est menée par le doute.

Bilan question 1

Dans les réponses, on voit clairement apparaître des situations qui sont souvent compliquées pour beaucoup.

  • Les difficultés de s’exprimer face à la hiérarchie ou les difficultés et conflits avec la hiérarchie.
  • Et dans l’autre sens les difficultés avec les collaborateurs. Ceux qui bloquent ou ceux qu’on n’arrive pas à motiver.
  • La prise de parole en public ou face à des groupes et personnalités et les difficultés de s’exprimer en réunion sont au-dessus des autres préoccupations si on les additionne.
  • On note aussi un manque d’affirmation qui s’exprime de différentes manières.

Globalement, les situations difficiles révèlent chez beaucoup leur difficulté à s’affirmer, et/ou à garder leur calme. Cela provoque des frustrations et des émotions importantes.

Dans plusieurs réponses, nous remarquons aussi un ego assez important et la difficulté de se remettre en question, ou de maîtriser ses émotions.

Certaines réponses montrent aussi un manque de confiance en soi et de peur face à l’imprévu.

Pour beaucoup, sous différents aspects, il y a la chute vers la boucle de la victimisation (voir article).


Quelles sont vos plus grosses frustrations par rapport à ces difficultés ?

(68 réponses individuelles)

Ici aussi, plusieurs catégories vont s’exprimer. Parfois, certaines réponses sont plutôt à nouveau des situations particulières qui frustrent. Je constate beaucoup de difficulté à exprimer des ressentis et des émotions.

Les personnes parlent plus des situations que de ce qu’ils ressentent. C’est exactement ce que j’observe aussi en formation lorsque je demande aux participants d’exprimer leur ressenti par rapport à une vidéo vue ensemble. Ils décrivent des faits, des actions, mais très difficilement leurs propres ressentis. Ce qui montre les difficultés liées à l’intelligence émotionnelle, en particulier la conscience de soi (voir les articles « Les compétences de l’intelligence émotionnelle » et « Comment développer la conscience de soi »).

Catégories des frustrations

Catégories des frustrations ressenties lors des situations difficiles

Difficile donc de regrouper les différentes frustrations. Beaucoup de réponses ne sont pas retenues car elles ne sont pas des ressentis mais des descriptions de faits, des intentions, ou des actions prises ou à prendre.

Verbatims sélectionnés :

  • Les plus grosses frustrations proviennent surtout du manque de reconnaissance des autres face à des échecs qu’on aurait pu prévenir surtout lorsque j’ai eu à faire à des propositions bien avant. Aussi le caractère répétitif de ces oppositions me conduit à m’abstenir et parfois même à ne pas compatir à certains chocs lorsque je sais que j’ai fait une proposition sensée pour nous permettre d’éviter une situation déplorable.
  • Mes frustrations lourdes, c’est le fait de voir des personnes qui quittaient la salle de conférence avant que je termine mon exposé.
  • Je suis frustré du fait que les personnes ne veulent pas apprendre, restent sur leurs anciennes habitudes. Ils font un blocage à l’évolution, Ils ne changent pas de mentalité. Je me sens mal, souvent trahi et découragé.
  • La plus grosse frustration, c’est parfois d’assister à des conférences ou débats, et de repartir soit en restant sur ma faim, car la peur d’aborder mes idées ou de partager mon opinion me laisse sans cesse des interrogations permanentes ; soit la frustration que j’aurais pu contribuer aux échanges et défendre mon point de vue qui somme toute auraient pu aider les autres et enrichir les échanges…
  • Généralement, je m’adapte, je fais beaucoup plus dans l’improvisation. À la fin, je suis déçu car je n’ai pas passé le message que je voulais passer.
  • Ce qui me frustre plus, c’est l’incapacité de passer un message poignant à la fin de mon exposé. J’ai le sentiment de passer le même message tout le temps.

Quelles sont les émotions ressenties dans les situations difficiles ?

Dans les émotions recensées, il y a une série d’émotions tournées vers les autres comme l’agressivité, la colère, le mépris. Mais la plupart du temps, les émotions sont plutôt tournées vers soi : culpabilité, honte. Il y a de la colère contre soi ou du dégoût de soi, de la tristesse ou mécontentement vis-à-vis de soi. Cela apparaît mieux dans la question suivante.

Globalement, si on regroupe certaines catégories proches, le trio tristesse/déception/mécontentement est largement dominant. Ensuite viennent la peur et la colère.

Les émotions ressenties en situations difficiles

Les émotions ressenties en situations difficiles

Pourcentages des émotions ressenties

Les émotions ressenties exprimées en pourcentages.


Quelles autres émotions éventuelles ressentez-vous ? Précisez aussi si c’est vis-à-vis des autres ou de vous-même.

Le nombre de catégories est ici plus important. Les éléments mentionnés sont plus vagues. On retrouve à nouveau de la peur, de l’impuissance, de la honte, de la gêne, de la colère…

« Le sentiment de n'avoir aucun pouvoir sur les gens et les événements est difficilement supportable : l'impuissance rend malheureux. Personne ne réclame moins de pouvoir, tout le monde en veut davantage. » Robert Greene Cliquez pour tweeter

Dans ces circonstances, quelques rares personnes sont satisfaites de la manière dont elles ont géré la situation. Il est mentionné la satisfaction, la capacité à garder son sang-froid.

Je mets en évidence ce témoignage qui montre déjà un niveau de maîtrise bien construit sur des valeurs de références : Je garde toujours mon sang-froid car je travaille beaucoup depuis plusieurs années suivant les quatre vertus vectrices que sont l’humilité, la justice, le courage et la tempérance ou la maîtrise de soi.

Catégories des autres émotions

Les catégories des autres émotions ou frustrations citées

Verbatims sélectionnés :

  • Je garde toujours mon sang-froid car je travaille beaucoup depuis plusieurs années suivant les quatre vertus vectrices que sont l’humilité, la justice, le courage et la tempérance ou la maîtrise de soi.
  • Stress (vis-à-vis des autres) naissance éventuelle d’un envie de revanche.
  • Le premier sentiment est de se retourner sur soi-même, de se questionner sur les facteurs qui avaient permis de telles assertions, donc de me sentir en quelque sorte coupable, coupable de ne pas être à la (sa ?) hauteur, coupable de penser que “je suis bon et mes auditeurs me le disent” et que peut-être je ne le suis pas et donc que je me mens à moi-même. Mais rapidement, passer à un sentiment d’amertume mêlé de rancœur envers ce supérieur hiérarchique qui est venu finalement faire le malin devant “ma salle” puis est parti sans jamais reparler de cette séance (pas de débriefing).
  • De paraître incompétent.
  • Gêne. Souvent honte et humiliation.
  • Mes émotions sont pour la plupart vis-à-vis de l’agressivité des autres sur ma personne.
  • Elles sont généralement vis-à-vis de moi.
  • Vis-à-vis de moi le regret et le stress. Vis-à-vis des autres la difficulté de pardonner quand je suis déçu et le manque de volonté pour aller vers eux.
  • Je ne parviens pas à me retenir lorsque ma colère déborde et j’arrive à dire des mots méchants aux collègues.
  • La panique et la honte de ne pouvoir être à la hauteur.
  • Le sentiment de désarroi avec en tête l’idée de ne plus être à la hauteur !
  • Vis-à-vis de moi-même, j’ai souvent le sentiment d’avoir été courageux (satisfaction).

Quels symptômes physiques présentez-vous ?

Nous avions aussi demandé quels étaient les éventuels symptômes physiques associés aux émotions et ressentis. Nous n’avons pas repris le premier sondage car les propositions de symptômes étaient en partie différentes.

Nous constatons que les symptômes liés au stress sont très présents (rythme cardiaque, respiration).

Les symptômes physiques associés aux émotions

Les symptômes physiques associés aux émotions.


Comment voyez-vous la solution idéale à vos difficultés ?

L’objectif des sondages était aussi d’explorer les solutions que les participants ont déjà essayées ou voudraient essayer. Cela dans le but de nous orienter dans la proposition de solutions de formations, d’articles, de vidéos ou d’exercices.

A ce niveau, les réponses sont assez disparates. Certaines préconisent une prise de recul et l’acceptation de son niveau. D’autres sont plutôt pour augmenter et améliorer la préparation et faire des exercices et/ou lire des ouvrages sur le sujet. Certains réclament des méthodes : pour la gestion des conflits, du stress. Avoir un bon coach…

Verbatims sélectionnés :

  • Beaucoup de communication de ma part, moins colérique, plus ouverte, et toujours exprimer mon ressenti après un mal-être, ne pas attendre et garder rancune.
  • En travaillant encore et encore mon sujet, mon lâcher-prise et les techniques de “conférencier”.
  • Je pense que je peux m’améliorer, apprendre davantage à gérer le stress des 1ères minutes de prise de parole en me faisant coacher.
  • Le détachement envers les enjeux. Mais c’est plus facile à dire qu’à faire.
  • Travailler deux fois plus qu’avant et chercher à réussir par tous les moyens.
  • J’essaie encore jusqu’à ce que je réussisse en changeant de techniques et de stratégies, en me faisant aider.
  • Pouvoir trouver le moyen de dompter/booster cette phobie de la peur, de la timidité… Pouvoir trouver le moyen de ne plus me laisser influencer par ce que pourraient penser les autres…
  • La préparation et l’exercice régulier et les rudiments nécessaires de l’art oratoire pour avoir toujours confiance.
  • Une communication directe, simple, précise et claire de part et d’autre, car tout ce qu’on peut ou doit faire ne nécessite plus de tabou. Un respect et hiérarchisation des objectifs et enfin une acceptation et confiance mutuelle.
  • La lecture des ouvrages motivationnels, la pratique régulière des exercices physiques, la méditation, la visualisation des situations à venir, s’exercer à la prise de parole de manière planifiée et progressivement par improvisation.
  • Anticiper, avoir tous les éléments de contrôle de la situation, maîtriser ses émotions.
  • Prendre la parole sans se poser des questions, sans hésiter.

Il est étonnant de voir aussi que certaines personnes voient la solution plutôt chez les autres et pas chez eux-mêmes :

  • La solution passe sans doute par une meilleure attention de la part des autres avant toute opposition et la reconnaissance des valeurs d’autrui.

Que vous apporterait la solution à vos difficultés si elles disparaissaient totalement ? Qu’est-ce que cela changerait dans votre vie ?

Ici clairement, les participants vont exprimer du soulagement pour la plupart.

Beaucoup vont souligner le retour de la confiance et de l’estime de soi. La tranquillité, la sérénité et le bonheur sont évoqués.

Et bien sûr une capacité à exprimer son leadership.

Verbatims sélectionnés :

  • Plus de sérénité dans le couple, une complicité hors pair, l’amour de partager des moments ensemble, moins de stress et l’amélioration de notre santé à tous.
  • La solution idéale me rendrait moi-même dans toute circonstance, le meilleur de moi, l’individu qui sera caractérisé d’avoir la tête sur ses épaules en toute circonstances… Cela changerait, je serais le meilleur de moi-même, l’individu compris.
  • À gagner en assurance et aplomb.
  • L’envie de mieux faire et d’être un modèle pour les autres.
  • Une estime de soi et confiance en soi.
  • La vie serait plus facile.
  • Être plus détendu et serein.
  • Je me verrais aux yeux de tout le monde comme héro face à n’importe quel obstacle. Je me sentirais moi-même comme acteur de développement dans tous les domaines en utilisant mon charisme de leadership.
  • Fierté, confiance en soi, satisfaction.
  • Savoir m’affirmer sans sortir de mes gonds.
  • Le plaisir et l’aisance de prendre la parole en public.
  • Si elles disparaissent totalement, je serais en paix et ma vie serait plus simple, plus joyeuse mais aussi aurait un sens.
  • Je serais très heureux tant professionnellement que socialement, car c’est une des étapes qui me manquent pour m’accomplir pleinement surtout quand je suis avec des “inconnus”.
  • Une personne plus épanouie et plus conquérante, bref, un changement de paradigme.
  • Ce changement, me permettra de ne plus être anxieux et en colère, cet état de chose affecte beaucoup ma vie de couple et de famille.
  • La quiétude face à l’inconnu, plus d’assurance et de confiance en moi, la capacité d’être une source d’inspiration pour mes proches.
  • Je me verrais plus comme leader accompli et je pourrais améliorer mes équipes dans le coaching au quotidien.
  • J’aurais le sentiment de participer, de m’affirmer.
  • Je serai peut-être un grand leader, un bon communicateur, un coach.
  • Je n’aurais plus aucune barrière pour faire mon métier passion et pourrais “enrichir la vie” de bien plus de personnes ! Je m’éclaterais totalement dans mon job et pourrais mieux profiter de l’avant, pendant et après une conférence. Autrement dit, je gagnerais du temps pour le passer avec ma famille et faire d’autres choses que j’adore.
  • Ah cela me ferait un grand bien… Plus de calme et de self-contrôle à la prise de parole… Une idée très nette de ce que je veux exactement dire… Parce-que justement les quelques minutes de stress au début de la prise de parole peuvent amener à sauter quelques éléments de ce que je voulais dire
  • Je me sentirais mieux, j’avancerais dans mes projets sans continuellement me retourner et reculer. Je réussirais pour une fois.

Conclusions

Ces différents sondages apportent donc des éléments importants pour comprendre le mal-être que beaucoup de personnes éprouvent dans des situations de relations interpersonnelles qui sont difficiles pour elles.

Cela crée énormément de stress, d’émotions et de frustrations diverses. Ces personnes en souffrent énormément et cela affecte leur vie professionnelle et personnelle.

Les solutions à ces difficultés ne sont pas clairement identifiées pour la plupart. Beaucoup de personnes sont conscientes que cela va demander de la pratique, des exercices et des nouvelles méthodes pour aborder ces situations difficiles (prise de parole, gestion de conflits, motivation des collaborateurs, relation managers-collaborateurs, etc.).

Il est assez impressionnant de constater à quel point la solution pour chacun pourrait lui permettre de trouver la sérénité et la confiance et améliorer drastiquement divers plans de sa vie.

Cela me permet de comprendre mieux certains mails que je reçois de lecteurs ou de participants de formations. Ils me remercient pour ce que j’ai pu leur apporter, dans un article, une vidéo ou une formation.

Cela impacte la vie des gens et c’est une motivation énorme pour moi.

C’est cela qui me pousse à poursuivre le travail que je fais et à continuer à trouver des solutions adaptées pour permettre d’affronter les difficultés mentionnées ci-dessus. Et surtout de proposer un accompagnement qui permette la mise en œuvre. C’est en effet souvent à ce niveau que cela ne fonctionne pas.

Je vous invite à réagir à ces informations et à vous manifester dans les commentaires ou par mail et de partager vos propres expériences ou besoins.

A bientôt.


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Bernard Guévorts

Apporteur de confiance et éveilleur de leadership. Formateur international en relations interpersonnelles, leadership, développement personnel, prise de parole, formation de formateurs et relation clients. Je suis belge et je vis actuellement au Cameroun la plupart du temps.

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